Particulièrement pour les personnes souffrant de troubles veineux chroniques, la cure thermale constitue un véritable levier thérapeutique. En France, la phlébologie est l’une des orientations majeures du thermalisme. Mais comment des pathologies aussi concrètes que l’insuffisance veineuse, les varices ou les œdèmes, peuvent-elles être soulagées par l’eau et les soins thermaux ? Pour le savoir, poursuivez la lecture de cet article.
L’action mécanique et thermique de l’eau
L’utilisation de l’eau minérale naturelle, appliquée via des techniques bien spécifiques, est le principe fondamental de la cure. Le couloir de marche fait partie des soins phares. Afin de provoquer une vasoconstriction immédiate, le patient, lors de ce soin, va déambuler dans une eau maintenue à une température fraîche (environ 28°C).
Ce phénomène va ainsi favoriser le flux sanguin vers le cœur grâce à un resserrement du diamètre des veines. Choisir une cure aux thermes Berot, c’est la garantie d’un exercice doux, qui, combiné à la pression hydrostatique de l’eau sur les membres inférieurs, exerce un massage naturel qui favorise la résorption des œdèmes.
Une panoplie de soins ciblés
Bien sûr, outre la marche, d’autres soins viennent renforcer l’efficacité de la cure :
- Les douches filiformes : elles offrent un massage des tissus en profondeur ainsi qu’une stimulation de la microcirculation.
- Les bains avec massage sous-marin : ils permettent de réduire la sensation de « jambes lourdes » suite à une détente des muscles périveineux.
- Les compresses d’eau thermale : les inflammations cutanées, souvent liées aux troubles circulatoires (dermites de stase), sont apaisées grâce à l’utilisation de ce type de compresses.
Le volume des jambes est réduit grâce à ces techniques, mais cela permet également de restaurer une certaine souplesse cutanée, limitant ainsi les risques de complications, comme les ulcères variqueux.
Le rôle crucial de l’éducation thérapeutique
Pratiquer la cure thermale ne se résume pas uniquement aux soins en bassin. L’éducation thérapeutique est un temps privilégié qui fait aussi partie de la cure thermale. En tant que curiste, vous allez pouvoir, durant les trois semaines de traitement, apprendre les bons gestes au quotidien :
- Quels exercices puis-je pratiquer chez moi ?
- Quelle alimentation dois-je adopter pour limiter une inflammation ?
- Comment porter correctement les dispositifs de compression ?
Vous deviendrez acteur de votre propre santé grâce à cette prise en charge globale. Bien sûr, tous les bénéfices que vous aurez obtenus ne vont pas s’arrêter à la fin de votre séjour. En effet, il a été démontré par des études cliniques (comme l’étude Therm&Veine), une amélioration persistante de la qualité de vie et une diminution des symptômes jusqu’à un an après la cure.
Pour qui et quand ?
On recommande la cure thermale à différents stades de la maladie veineuse :
- En prévention : pour les personnes ayant un travail qui demande une position statique prolongée ou ayant des antécédents familiaux.
- En curatif : elle est également recommandée afin de traiter l’insuffisance veineuse chronique, les suites de phlébite ou les séquelles de chirurgie variqueuse.
Concernant les traitements médicamenteux vasculoprotecteurs, c’est une alternative ou un complément précieux qui a l’avantage non négligeable de ne causer aucun effet secondaire.
Conclusion
Si vous souhaitez obtenir une réponse multidimensionnelle à une pathologie souvent handicapante, alors, choisir la cure thermale est la meilleure solution. Elle permet de rompre le cercle vicieux de la stase veineuse par une alliance de la physique (pression, température) et de la pédagogie. En tant que patient, vous allez pouvoir retrouver une mobilité et une légèreté souvent oubliées grâce à cette parenthèse de soin qui offre des résultats durables.





