Varices au genou : pourquoi et comment les traiter

Varices au genou : pourquoi et comment les traiter

Varices au genou : pourquoi et comment les traiter

 

Des varices qui apparaissent autour du genou ou derrière celui-ci inquiètent souvent. Cette zone concentre en effet des veines importantes, et un reflux y devient vite visible. Comprendre pourquoi les varices se forment au genou et connaître les solutions permet d’agir au bon moment. Voici ce qu’il faut savoir.

 

Pourquoi des varices apparaissent-elles au genou ?

 

Le genou est une zone de passage pour les grands axes veineux superficiels de la jambe. Sur la face interne circule le principal tronc du réseau, tandis qu’un autre axe important passe derrière le genou. C’est pourquoi un trouble de la circulation s’y traduit fréquemment par des varices bien visibles.

 

Selon Sonovein®, la grande veine saphène désigne le principal tronc veineux superficiel du membre inférieur, dénommé ainsi depuis la terminologie anatomique internationale qui a écarté l’appellation « saphène interne », cible commune des techniques endoveineuses et du traitement non-invasif par les HIFU. Quand ce tronc, ou la veine qui chemine derrière le genou, laisse le sang refluer, la pression augmente et des varices se forment dans cette région.

 

Derrière le genou chemine un second axe, la petite veine saphène. Un reflux à ce niveau explique les varices situées à l’arrière du genou et sur le mollet. La localisation exacte des varices oriente donc déjà le médecin sur la veine à explorer.

 

Le mécanisme est toujours le même. Dans une veine saine, de petites valvules empêchent le sang de redescendre, et la pompe musculaire du mollet le pousse vers le cœur. Lorsque les valvules ferment mal, le sang reflue et stagne. La paroi de la veine se distend et la varice apparaît. Ce phénomène est très courant : en France, les manifestations de l’insuffisance veineuse concerneraient au moins 18 millions de personnes, dont 10 millions présenteraient des varices.

 

Plusieurs facteurs favorisent leur survenue :

 

  • L’hérédité, avec un terrain familial de varices

  • Le sexe féminin et les grossesses

  • L’âge, qui fragilise parois et valvules

  • La station debout ou le piétinement prolongés

  • Le surpoids et la sédentarité

 

Varices au genou : comment les traiter ?

 

La première étape est de consulter pour un bilan. L’examen de référence est l’écho-Doppler veineux, indolore, qui cartographie le réseau, identifie la veine responsable et mesure l’importance du reflux. C’est lui qui distingue une varice isolée d’un reflux d’un tronc saphène et qui oriente la prise en charge.

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Le traitement associe des mesures de fond et une action sur la veine en cause. La compression par bas ou chaussettes reste le socle : elle réduit la dilatation des veines et améliore le retour du sang. Quand un reflux est confirmé, plusieurs techniques permettent de fermer la veine responsable.

 

Parmi elles, le traitement non invasif par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) de Sonovein referme la veine à l’origine du reflux depuis l’extérieur du corps, sans incision ni anesthésie générale, sous contrôle d’imagerie en temps réel. D’autres approches existent selon les cas, comme la sclérothérapie, les procédés endoveineux par laser ou radiofréquence, ou la chirurgie. Le choix revient au médecin, en fonction du type de varice, du tronc concerné et de l’état de santé de chacun.

 

Varice du genou ou autre gonflement : bien distinguer

 

Toute grosseur ou veine visible autour du genou n’est pas une varice. Plusieurs situations peuvent se ressembler à l’œil :

 

  • Une veine simplement apparente, fine et plate, sans reflux, fréquente chez les personnes minces

  • Des varicosités, ces petites veines rouges ou violettes en surface, surtout esthétiques

  • Une varice véritable, dilatée, en relief et tortueuse, liée à un reflux

  • Un gonflement d’une autre origine, comme un kyste derrière le genou, qui n’a rien de veineux

 

Seul un examen médical, complété par l’écho-Doppler, permet de trancher avec certitude. En cas de doute sur la nature d’une grosseur ou d’une veine visible, mieux vaut consulter plutôt que de se fier à la seule apparence.

 

À quoi s’attendre lors de la prise en charge ?

 

La prise en charge d’une varice est aujourd’hui bien codifiée et le plus souvent réalisée en ambulatoire. Tout commence par l’écho-Doppler, indolore, qui dure une vingtaine de minutes. La suite dépend de la technique retenue :

 

  • La sclérothérapie se pratique au cabinet, sans immobilisation particulière.

  • Les procédés endoveineux se font sous anesthésie locale, avec une reprise des activités en quelques jours.

  • La chirurgie, réservée aux formes importantes, demande une convalescence plus longue.

 

Dans tous les cas, la compression accompagne la période qui suit le geste, et un suivi permet de vérifier le résultat. Poser ses questions au médecin avant de choisir aide à aborder la prise en charge sereinement.

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Reconnaître et surveiller les varices du genou

 

Au-delà du cordon visible, plusieurs signes accompagnent souvent les varices du genou :

 

  • Une lourdeur de la jambe en fin de journée

  • Un gonflement autour de la cheville et du genou

  • Des démangeaisons le long du trajet variqueux

    Varices au genou : pourquoi et comment les traiter
  • Des crampes nocturnes

 

Les médecins situent la gravité avec la classification CEAP, qui va de C0 (aucun signe) à C6 (ulcère ouvert), les varices correspondant au stade C2. Sans surveillance, elles peuvent évoluer vers des troubles de la peau, puis, dans les formes avancées, vers un ulcère. Le risque n’est pas anodin : une étude prospective rapporte que 3,6 % des personnes atteintes d’insuffisance veineuse développent une ulcération en cinq ans, une proportion qui monte à 14,4 % en cas d’antécédent de phlébite.

 

Un signe impose la prudence immédiate : un mollet gonflé, chaud, dur et douloureux d’un seul côté peut évoquer une phlébite, qui est une urgence. Dans ce cas, il faut consulter sans attendre.

 

Comment prévenir les varices du genou ?

 

On ne supprime pas le terrain héréditaire, mais un mode de vie adapté limite l’apparition et l’aggravation des varices. Les recommandations sont concrètes :

 

  • Marcher chaque jour : la marche propulse le sang grâce à la compression de la plante du pied. Le vélo et la natation sont aussi bénéfiques.

  • Éviter l’immobilité prolongée : en position statique, effectuez régulièrement des flexions des pieds. Limitez les jambes croisées, les vêtements serrés et les talons hauts.

  • Se méfier de la chaleur : préférez les douches fraîches aux bains chauds, et évitez sauna, hammam et exposition prolongée au soleil.

  • Surveiller son poids et adopter une alimentation équilibrée, en réduisant l’alcool, le café et les épices.

  • Surélever les jambes en fin de journée et porter la compression prescrite.

 

Ces gestes soulagent aussi les jambes lourdes et retardent l’évolution de la maladie veineuse.

 

Questions fréquentes sur les varices du genou

 

Une varice derrière le genou est-elle plus grave ?

Pas nécessairement, mais cette localisation peut correspondre à un reflux d’un axe veineux important. Un écho-Doppler permet de le vérifier et d’adapter la prise en charge.

 

Peut-on plier le genou normalement avec des varices ?

Oui. Les varices ne bloquent pas l’articulation. En revanche, éviter de rester trop longtemps jambes pliées et immobiles favorise une meilleure circulation.

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Les varices du genou peuvent-elles disparaître seules ?

Non. Une varice constituée ne régresse pas spontanément. Seules certaines varices de grossesse s’atténuent après l’accouchement. Un traitement est sinon nécessaire pour supprimer la veine responsable.

 

Le sport est-il déconseillé en cas de varices au genou ?

Au contraire, l’activité physique protège en activant le retour veineux. Seuls certains sports à-coups répétés sont à limiter en cas de mauvais état veineux.

 

Les varices du genou reviennent-elles après traitement ?

C’est possible. Traiter une varice ne change pas le terrain veineux, et de nouvelles varices peuvent apparaître. La compression et le suivi réduisent ce risque.

 

Une varice au genou peut-elle gêner la marche ?

En général, non. La varice ne limite pas le mouvement de l’articulation. Une gêne, une douleur ou une lourdeur importante doivent cependant conduire à consulter pour évaluer le reflux.

 

Faut-il traiter une varice du genou peu visible ?

Pas toujours. Une varice discrète et sans symptôme peut être surveillée. Le traitement se discute selon la gêne, l’évolution et le risque de complications, après le bilan.

 

Combien de temps porter la compression après un traitement ?

La durée dépend de la technique et de l’avis du médecin. La compression soutient la cicatrisation veineuse dans les jours ou semaines qui suivent le geste, et peut être prolongée en cas de terrain fragile.

 

Les varices du genou sont-elles liées à l’arthrose ?

Non, ce sont deux problèmes distincts. L’arthrose touche l’articulation, les varices concernent les veines. Ils peuvent coexister, surtout avec l’âge, mais ne se traitent pas de la même manière.

 

Les varices du genou ne sont donc ni une fatalité ni un simple souci d’apparence. Elles signalent un reflux veineux que l’on peut traiter, à condition de l’identifier tôt. Un bilan vasculaire précis reste le point de départ pour choisir la solution la mieux adaptée à votre situation, en lien avec votre médecin. Repérées tôt et bien suivies, les varices du genou se contrôlent le plus souvent sans difficulté et sans retentissement durable sur le quotidien.

 

Sources

 

  • Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : définition et facteurs prédisposants, 2026

  • Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : que faire pour se sentir mieux ?, 2026

  • VIDAL, Le traitement des varices

  • La Revue du Praticien, Définitions et épidémiologie de la maladie variqueuse

Antoine Di Amarada

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